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Super/Surfaces.

Super/Surfaces.

Du samedi 12 janvier 2019 au samedi 30 mars 2019


Nelson Aires, Estèla Alliaud, Jean-Adrien Arzilier, Stéphane Bordarier, John Cornu, François-Xavier Laloi, Emmanuel Le Cerf, Laurence de Leersnyder, Guillaume Linard-Osorio & Capucine Vandebrouck.

 

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Super/Surfaces n'a pas pour ambition d'être une exposition rendant hommage à Supports/Surfaces, groupe fondateur de l'art contemporain français apparu à la fin desannées 1960, mais d’en proposer un écho.
Le lapsus de l'artiste Stéphane Bordarier lors d'une table ronde organisée par l'École supérieure des beaux-arts de Nîmes fin 2017 au moment de l'exposition «Supports/Surfaces. Les origines, 1966-1970» (commissariat Romain Mathieu) à Carré d'art – Musée d'art contemporain de Nîmes, a été le déclencheur : Super/Surfaces au lieu de Supports/Surfaces ! Parce que peut-être révélateur, l'auditoire a beaucoup apprécié. S'agissant ici d'un paronyme, super et supports se sont confondus oralement, alors pourquoi ne pas les rapprocher, les bousculer visuellement au CACN ?
À l'heure des superlatifs, les neuf super-artistes invités sont Nelson Aires, Estèla Alliaud, Jean-Adrien Arzilier, John Cornu, Laurence De Leersnyder, François-Xavier Laloi, Emmanuel Le Cerf, Guillaume Linard-Osorio et Capucine Vandebrouck. Ils ne sont pas forcément des héritiers de Supports/Surfaces, ni tous peintres, mais la surface de leur oeuvre est originale, exceptionnelle de par la matière, l'utilisation de certains matériaux (sang, vin, poussière, etc.) et obtenue par des techniques particulières (imbibition, absorption, prélèvement, injection, etc.). [...]

Au-delà du choix personnel de ces neuf artistes pour ce projet curatorial, prévalait l'intérêt pour la singularité de leur geste artistique ou comment la surface de leur(s) oeuvre(s) respective(s) était obtenue : en effet pour Nelson Aires, il s'agit d'une imprégnation, d'une absorption de sang et pigment par du textile, suivi d'un pliage méthodique, créant in fine des effets à la fois maîtrisés et hasardeux. La méthode d'Estèla Alliaud consiste à recouvrir en un passage une surface à l'aide d'un couteau à enduire, un basique outil de bricolage. La technique de l’oeuvre de Jean-Adrien Arzilier est dévoilée dans son titre Concrétion : il a intégré des bâtons de craie dans du plâtre donc emprisonné de la matière dans une autre. Quant à John Cornu, c'est par imbibition, par ingurgitation qu'il a obtenu sa série des Purple Rain. C’est par retrait de matière que Laurence DeLeersnyder a obtenu ses reliefs. Chez François-Xavier Laloi, l'impact d'une arme heurtant lebois a permis d'ôter la matière. Le remplissage d'un mélange de matière sur tulle permet à Emmanuel Le Cerf de créer ce résultat unique. Guillaume Linard-Osorio injecte de la résine dans du polycarbonate et enfin pour Capucine Vandebrouck, c'est un prélèvement de matière récoltée à même le sol de son atelier.

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Commissariat de Géraldine Dufournet.

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Visite commentée avec la curatrice le Samedi 2 février à 14h30
En partenariat avec l'AAMAC
Entrée libre et gratuite


CACN - Centre d'Art Contemporain de Nîmes 25, rue Saint-Rémy | 30900 Nîmes

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BLOODLINE

BLOODLINE

Du vendredi 1 décembre 2017 au dimanche 22 avril 2018


Nelson Aires s’intéresse aux interstices, à ce qui se développe entre les choses, et qui n’existe que dans des temporalités suspendues. Il porte son regard sur ce qui est sujet à de multiples transformations, mutations et métamorphoses, sur ce qui est mouvant, instable et qui touche bien souvent à l’informel. Son attention se fixe sur des structures intermédiaires et éphémères. Qu’elles soient de nature spatiale, corporelle et/ou temporelle, ces dernières se situent à la limite du visible et de l’invisible, à la lisière du connu et de l’inconnu. Véritables seuils, ses productions sont donc à comprendre comme des zones de questionnements, des éléments de liaisons et de rassemblements, ou des supports de séparations et d’oppositions.

La Porcherie. Lieu d'Art Contemporain 22, route de Montbard | 21150 Ménétreux-le-Pitois